Mot du Président du SML

Paris le 23 septembre 2014

Chers adhérents,

Comme cela était prévisible, cette rentrée survient dans un contexte de délitement permanent, d’exaspération et de fortes turbulences. Les professions libérales sont montrées du doigt pour détourner l’attention de nos concitoyens et masquer l’incompétence totale de ce gouvernement à diriger notre pays en cette période de crise sociale, économique et sécuritaire.

Comme je vous l’avais malheureusement prédit le projet de loi « santé » est une œuvre de destruction de l’exercice libéral.

Du tiers payant généralisé au service public territorial de santé, en passant par la renaissance du « testing » autorisé pour piéger les confrères, tout est écrit dans ce projet pour nous désigner la porte de sortie du monde libéral.

Le grand ordonnateur administratif sera notre guide au jour le jour pour nous dire où s’installer, comment s’installer, avec qui, dans quels murs, et surement quoi faire dans nos consultations, pour bien rester dans le moule administratif que les technocrates appellent de tous leurs vœux.

Le SML a décidé de dire NON à cette loi.

L’assemblée générale en marge du Congrès de Marseille, a décidé de lancer une grande campagne de pétition auprès de nos concitoyens pour les informer des dangers liberticides de cette loi, notamment pour LEUR libre choix du praticien, pétition qu’ils trouveront sur internet.
Pour cela le SML fera paraitre dans la grande presse des affiches pour alerter l’opinion et l’inciter à signer la pétition. Ces affiches vous pourrez aussi vous les procurer sur notre site pour informer vos patientèles et relayer sans cesse cemessage d’alerte.

Le SML a aussi décidé de proposer aux autres syndicats signataires de la conventionde la dénoncer ensemble pour permettre l’ouverture de nouvelles négociations, pour une autre convention.

Rouvrir un dialogue social pour bloquer cette loi liberticide dont un des objectifs est d’ailleurs de faire disparaitre ce dialogue social conventionnel en donnant aux ARS le pilotage de l’offre de soins ambulatoires. Il ne s’agit pas de mesures de déconventionnement individuel, toujours difficiles à prendre, mais bien de la dénonciation de l’ensemble de la convention par les syndicats.
Si les autres syndicats ne suivent pas le SML, ils devront assumer le rouleau compressif législatif qui écrasera les derniers principes de l’exercice libéral en les diluant dans un service public de santé sectorisé et obligatoire.

Cette dénonciation obligera les institutions à négocier dans le cadre actuel, avant l’application de la loi. Chacun est aujourd’hui d’accord pour dénoncer les insuffisances actuelles de la convention,

Pas de CCAM clinique pour moduler la valeur des consultations en fonction des actes,

CCAM technique datant de plus de 10 ans,

Parcours de soins à simplifier,

Coopération avec les autres professions de santé libérales, en évitant le joug administratif des ARS

Et surtout des honoraires opposables figés dans leur indécence.

Ce n’est pas en réclamant 2 € de plus que la situation changera, il faut renouveler l’ensemble du texte conventionnel, notamment pour mettre en place une vraie simplification administrative, et aussi des contrôles, toujours nécessaires certes, mais pas dans le cadre de délit statistique ou par harcèlement des directeurs de CPAM ou d’ARS qui prendraient le relais. Et bien sur c’est par une négociation globale que nous pourrons obtenir un vrai choc de revalorisation.

Pour toutes ces raisons et d’autres il est apparu que seule la dénonciation de la convention pourrait avoir une influence durable. Mais pour cela il faut que les autres syndicats s’associent à la demande du SML. S’ils ne le font pas, ils perdront toute crédibilité et avoueront ainsi leurs peurs devant le combat. 
Je voudrais remercier l’ensemble des cadres responsables qui étaient présents à cette AG et au Congrès pour souligner leur unanimité dans ces prises de décisions, moins une seule abstention pour être précis, au nom d’une verticalité adhérente au SML.
Cet élan devra se traduire par une participation à la campagne qui va s’organiser autour du refus de cette loi, partout sur le territoire.
Je compte sur vous tous pour amplifier ce mouvement et parvenir à empêcher cette loi d’être adoptée par le Parlement au cours du premier semestre 2015.
L’avenir de la médecine libérale est entre nos mains, ne laissons pas passer cette chance. Le combat syndical va bien au-delà de la simple contestation, toujours facile, et doit assumer ces décisions en mettant tout en œuvre pour y parvenir.
Le SML a besoin de votre engagement et de votre aide. 

Le SML ira jusqu’au bout et ne se laissera pas tenter par une signature d’un quelconque accord, « Pour éviter le pire », comme disent certains, le SML ne négociera pas dans la pénombre du ministère. Il nous faudra être fort pour ne pas entendre le chant des sirènes. C’est d’ailleurs pour cela que la ministre n’a pas été invité à notre congrès, elle, qui a su dire : libéraux je vous aime » lors du congrès d’un autre syndicat.

Mais qui aujourd’hui peut encore croire les ministres de ce gouvernement ?
La confiance n’est plus possible et nous ne devons pas trembler ni avoir peur de nous opposer.

Bien confraternellement, libre et indépendant.
Votre Président.
Roger RUA.

Un commentaire

  1. Tout à fait d’accord. Merci pour votre engagement et la défense de nos droits. J’espère que l’ensemble du monde médical va réagir à cette attaque sans précédent et à ce totalitarisme socialiste qui impose sans aucune négociation et par idéologie

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