La survie de la médecine libérale

Christian Jeambrun, président du Syndicat des Médecins Libéraux , dans une interview au journal la Tribune, revient sur les négociations du mercredi 5 septembre avec la CNAM sur les dépassements d’honoraire.
Christian Jeambrun reproche à l’assurance maladie d’avoir adopté directement une attitude répressive.
Il existerait 249 dossiers de dépassements excessifs et on menace 150000 médecins libéraux de représailles.
La CNAM souhaite utiliser le système conventionnel pour contraindre les médecins. Par là même, elle torpille le Conseil de l’Ordre des Médecins qui d’ailleurs n’était pas convié aux négociations.
En passant par les Commissions Paritaires Locales, les directeurs des caisses seraient les seuls habilité à sanctionner.
le SML suggère la création d’une commission paritaire régionale chargée du suivi du tact et la mesure composée des médecins libéraux et des caisses qui remettraient leurs avis aux Conseils régionaux de l’Ordre des médecins qui appliquerait les sanctions prévues par les textes.
Le SML ne se laissera pas faire. La médecine libérale ne doit pas être un bouc émissaire, un chiffon rouge que l’on agite pour détourner l’attention pour éviter de parler des sujets qui fâchent. Il faut se mettre dans la tête que ces dépassements sont dans l’extrême majorité des cas des compléments d’honoraires raisonnables et absolument justifiés. Réduire ces compléments à peau de chagrin remettrait en cause la survie de la médecine libérale. Ni plus, ni moins. Il serait préférable de revaloriser réellement les rémunérations des médecins des secteurs 1 et 2 pour contenir ces dépassements. Mais le gouvernement assure ne pas en avoir les moyens. Il faut trouver des solutions si l’on ne veut pas limiter l’accès aux soins.
Les mutuelles et les instituts de prévoyance dont la santé financière est bonne peuvent faire des efforts.

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