Les médecins n’en peuvent plus, la colère gronde !

Déclaration du Dr Serge Larcher, Président de la Chambre Syndicale des Médecins du Val d’Oise

Madame Alfocea, Monsieur Bouquet, Mesdames et Messieurs Membres de la Commission Paritaire Locale,

Préalablement à l’examen de l’avenant 8, j’ai une déclaration à faire au nom de la Chambre Syndicale des Médecins du Val d’Oise.

Les médecins n’en peuvent plus. La colère gronde.

Les médecins n’en peuvent plus d’être les boucs émissaires qu’on jette en pâture devant l’opinion publique pour des prescription de pilule de troisième et quatrième génération, qui ont rendu bien des services à des patientes intolérantes aux pilules de deuxième génération. Et plus récemment pour la pilule Diane 35.

La conséquence immédiate en est d’ailleurs l’augmentation de demande d’IVG.

Merci à notre Ministre de tutelle.

Ils n’en peuvent plus lorsque, évoquant le problème de l’insécurité dans les cabinets médicaux, on leur propose la généralisation du tiers payant ! Quel mépris !

Enfin, ils n’en peuvent plus d’être tenus pour responsables des difficultés d’accès aux soins pour les personnes en difficulté financière du fait du montant qualifié d’excessif de leurs honoraires.

La dernière séance de négociation lors de la Commission Paritaire Nationale sur l’application de l’avenant 8 n’a pas recueilli l’assentiment de syndicats médicaux pourtant signataires de cet avenant 8.

Cet avenant 8, on peut le qualifier d’avenant « coup de torchon » :

coup de torchon sur l’Ordre des Médecins, qui auparavant étaient garant du tact et de la mesure dans l’appréciation du montant des honoraires des médecins. Cet avenant ne lui confère plus qu’un rôle consultatif.

coup de torchon sur le paiement à l’acte. L’avenant 8, faute de proposer des revalorisations tarifaires substantielles, institue de nouveaux forfaits.

Enfin coup de torchon sur le secteur 2, avec un plafond fixé dans le préambule de l’avenant 8 à 150% du tarif opposable, mais qui, selon M. Frédéric Van Roekeghem devrait, en fait, concerner dans chaque département les plus gros dépasseurs (3 à 5% d’entre eux) quel que soit le montant de leur dépassement.

• Dans le Val d’Oise, il y a actuellement 613 médecins en secteur 2 sur un total de 1800 médecins. S’il devait y avoir une déclinaison locale de ces dispositions, je vous informe que nous ne participerions plus aux réunions paritaires locales.

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