MARISOL TOURAINE OU LE DÉSERT DANS LE DISCOURS

Déserts médicaux : rien de nouveau, que du déjà-vu !

Le Président du SML, le Dr Roger RUA a fait le voyage de SCORBE pour recueillir à la source le projet de la Ministre sur les problèmes de territoire et de démographie.
Déception ! Rien de nouveau, que du déjà-vu.
Y compris la désagréable impression d’une défiance envers le monde libéral et d’une confiance excessive en l’hôpital qui pourrait même se délocaliser et prêter main forte à la médecine ambulatoire, pour pallier aux délais de consultation des spécialités cliniques libérales, (par ailleurs, les grandes oubliées du projet d’offre de soins). Alors que l’hôpital n’est pas, à ce jour, en mesure d’assumer ses missions premières de l’aveu même de Madame TOURAINE.

Tentation d’un système à l’anglaise ? Les sommes proposées aux volontaires ressemblent plus à un miroir aux alouettes pour mieux encadrer ces praticiens territoriaux. Ils pourraient s’installer directement dans ces zones, avec une patientèle acquise d’avance et en attente. Ce n’est pas cet abord financier qui intéresse nos jeunes consœurs et confrères, c’est plus l’aménagement du territoire et une nouvelle qualité de vie dans l’exercice de la médecine qu’ils recherchent.

Le SML applaudit pourtant quand la Ministre souligne l’indispensable passage des internes par la case libérale. Le SML avait d’ailleurs proposé un véritable  « internat » libéral sous  forme d’un semestre en cabinet libéral.

Autres interrogations sur les déserts médicaux :

Pourquoi cette frénésie du regroupement à tous crins ?

Ne peut-on pas utiliser le maillage existant, généralistes-spécialistes libéraux, avec une meilleure coordination utilisant les nouvelles technologies ?
Pourquoi laisser aux élus locaux les décisions d’implantation de maisons pluridisciplinaires ?
Certes, certains ont fait un extraordinaire travail, on l’a constaté à Scorbé, mais combien ont vu s’envoler leurs rêves avec le départ des praticiens au bout de quelques mois  sans oublier l’obligation de combler les déficits abyssaux générés par ces structures?
L’approche purement médicale, professionnelle, des besoins de santé de la population est incontournable.
Il ne faut pas s’enfermer dans le dogme d’une pensée unique.

Le SML apporte sa contribution à la réflexion avec des propositions concrètes et applicables rapidement, comme les aménagements de charges pour les volontaires retraités actifs qui viendraient aider dans des zones déterminées avec le concept SML du « médecin volant », autre moyen de mobiliser des volontaires pour compléter une demande de soins en surchauffe.
L’offre libérale de soins de proximité est une des priorités du SML, et il est convaincu que sans une médecine libérale reconnue à sa juste valeur, le système de soins français ne pourra satisfaire les Français.

Madame la Ministre, faites confiance aux Libéraux.

CSMVO, un syndicat de médecins pour vous défendre

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