SML : NON À LA COMMISSION PARITAIRE NATIONALE

CPN et avenant 8, la réponse du SML : c’est non.

Le SML n’assistera pas à la Commission Paritaire Nationale de ce jour, (17 janvier 2013) dont le principal sujet à l’ordre du jour est l’approbation ou non des principes de « sélection » des confrères qui seront sanctionnés.

Le SML a clairement exprimé son opinion sur le sujet à la dernière CPN du 20 décembre et aucun fait nouveau susceptible de la changer n’est survenu depuis.Aucun syndicat de médecins libéraux ne peut approuver un tel alourdissement de sanctions. Chacun peut souhaiter l’exprimer de façon différente, le SML a choisi de s’adresser à tous les confrères publiquement pour manifester sa colère et sa désapprobation. Par contre, non seulement il sera présent pour les négociations concernant les futurs avenants, mais il refusera de négocier sous la menace et dans des conditions qui s’apparentent plus à des gardes à vue qu’à un dialogue social serein. Finies les séances nocturnes sans limites.

Le SML rappelle qu’il a pour ambition de défendre l’exercice libéral de la médecine et non de le réduire à chaque nouvelle négociation.

Un réel danger menace actuellement les spécialités libérales, stigmatisées pour leurs « dépassements », qui ne peuvent plus faire face aux investissements indispensables pour maintenir la qualité et la technicité de leurs actes dans le cadre strict des tarifs opposables.

Pour diminuer le reste à charge des patients et conserver l’exercice libéral il faut que la collectivité investisse les moyens indispensables à ce maintien. Le SML tient à rappeler que les professionnels libéraux ont respecté l’Ondam depuis 3 ans et que cet investissement est donc possible sans perturber les comptes sociaux et même en les améliorant.

Il est par ailleurs tout aussi indispensable d’envoyer un signal fort de reconnaissance aux généralistes qui sont aux premiers rangs de l’offre de soins de proximité et sans lesquels notre système d’assurance maladie ne serait pas plébiscité par nos concitoyens.

Enfin il souligne que si les abus tarifaires excessifs ne respectant pas le tact et la mesure doivent faire l’objet de procédures disciplinaires ordinales, seule l’augmentation significative des tarifs opposables pourra contenir les compléments d’honoraires dans des limites acceptables par tous.

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